RUSSIE - LA CHANCE DE MERCEDES

29/09/2019

Lewis Hamilton a remporté, sans s'y attendre, le Grand Prix de Russie à Sotchi, les Mercedes signant un doublé avec Valtteri Bottas 2e. La stratégie des Ferrari est tombée à l'eau avec l'abandon de Sebastian Vettel à la mi-course. Les Red Bull font 5e et 6e.

 

 

Le pilote du moment, c’est bien Charles Leclerc. Alors qu’il n’a pas encore 22 ans, le Monégasque a signé samedi sur le circuit de Sotchi en Russie sa 4e pole position consécutive de la saison. Il égale chez Ferrari Michael Schumacher, qui avait réussi cette performance sur les saisons 2000-2001.

 

C. Leclerc a mis plus de 4 dixièmes à Lewis Hamilton, encore plus à Sebastian Vettel, et une seconde pleine à Valtteri Bottas. Pour le reste du top 10, on retrouve les McLaren de Carlos Sainz et Lando Norris 5e et 7e, qui seront équipées dès 2021 d’un moteur Mercedes. Max Verstappen, qui avait établi le 4e meilleur chrono, doit s’élancer avec sa Red Bull de la 9e place suite à une pénalité pour des changements moteurs. Son coéquipier Alexander Albon part de la voie des stands après une sortie dans le mur en Q1.

 

Vettel prend la tête de la course

 

Départ superbe dimanche pour S. Vettel qui a pris un bon envol et l’aspiration sur C. Leclerc. Il passe les deux pilotes au premier rang et se retrouve en tête au deuxième virage. C. Sainz prend le meilleur sur V. Bottas, et Kimi Räikkönen s'avance un peu avant le départ, ce qui vaudra une pénalité d’un passage au stand au Finlandais. Antonio Giovinazzi, pris en sandwich dans le premier tour entre la Haas de Romain Grosjean et la Renault de Daniel Ricciardo, envoie les deux monoplaces au tapis. Seul le Français est contraint à l’abandon.

 

 

La safety car entre en piste puis relâche la meute au 4e tour. On assiste alors aux nombreuses conversations radio du team Ferrari. L’ingénieur de S. Vettel indique au pilote qu’il devra laisser passer son coéquipier C. Leclerc très bientôt. L’Allemand conteste la consigne, le Monégasque critique lui un problème rencontré au départ, sans doute un défaut technique de puissance. Finalement, la Ferrari en tête est la plus rapide et le team italien laisse ses pilotes rouler librement.

 

Au 16e tour, le premier à s’engouffrer dans la voie des stands pour suivre la stratégie d’un seul arrêt sur toute la course s’appelle Nico Hülkenberg. La Renault s’immobilise longtemps et ressort dans les dernières positions. L. Hamilton, alors 3e, ressent la dégradation de ses pneus : son équipe indique qu’il peut effectuer encore une quinzaine de boucles avec les mêmes gommes. C’est finalement les McLaren qui s’arrêteront ensuite, suivies par C. Leclerc, qui tente d’éviter un éventuel undercut du quintuple champion du monde.

 

Tout s’écroule pour Ferrari

 

Alors que le doublé Ferrari était sous contrôle, les évènements se sont précipités sans qu’on s’y attende. Après l’abandon de D. Ricciardo, c’est S. Vettel, alors virtuellement en tête de l’épreuve, qui abandonne et laisse sa monoplace sur le bas-côté, pour la première fois de l’année. « Je n’ai plus de MGU-K ! », annonce-t-il à la radio, juste après son arrêt au stand. Désillusion pour l’Allemand qui aurait pu empocher une deuxième victoire ce week-end.

 

 

Puis, sous régime de voiture de sécurité virtuelle, C. Leclerc a dû repasser au stand pour copier la stratégie des Mercedes. Résultat : les deux Flèches d’argent, avec L. Hamilton et V. Bottas, sont en tête du Grand Prix de Russie. Au 2e restart, à la mi-course, il n’y a plus que 15 pilotes en piste : après R. Grosjean, D. Ricciardo et S. Vettel, les deux Wiliams ont également abandonné. Ce sont les deux Alfa Romeo de K. Räikkönen et A. Giovinazzi qui ferment la marche. Les McLaren restent encore bien placées, 5e et 7e, ainsi que les deux Racing Point de S. Pérez et L. Stroll dans les points.

 

Le doublé est signé … Mercedes !

 

Pour la dernière partie de la course, quelques batailles en piste se révèlent intéressantes. A. Albon, parti bon dernier et alors 7e, prend la 6e place de Kevin Magnussen, et la 5e de C. Sainz. La Haas de K. Magnussen se fait doubler également par S. Pérez, puis écope d’une pénalité de 5 secondes pour avoir coupé le deuxième virage. N. Hülkenberg et sa Renault tentent de revenir sur L. Norris, 9e, en vain, mais marquent des points.

 

De manière inattendue, c'est bien L. Hamilton qui remporte le Grand Prix de Russie, la 82e victoire de sa carrière, et le point du meilleur chrono, devant son coéquipier et lieutenant V. Bottas, qui n'aura pas eu de mal à retenir C. Leclerc 3e. Les Red Bull marquent les points de la 4e et 5e position, M. Verstappen devant A. Albon. 

 

 

L. Hamilton a pu montrer à nouveau qui était le patron de la F1 en ce moment, les Mercedes signant une 6e victoire en six éditions de l'épreuve à Sotchi. Il continuera, sans doute de le faire, sur le circuit de Suzuka au Japon dans deux semaines.

 

CLASSEMENT COURSE: L. Hamilton (Mercedes, +1) - V. Bottas (Mercedes) - C. Leclerc (Ferrari) - M. Verstappen (Red Bull) - A. Albon (Red Bull) - C. Sainz (McLaren) - S. Pérez (Racing Point) - L. Noris (McLaren) - K. Magnussen (Haas) - N. Hülkenberg (Renault)

 

CLASSEMENT PILOTES: L. Hamilton (322) - V. Bottas (249) - C. Leclerc (215)

CLASSEMENT CONSTRUCTEURS: Mercedes (571) - Ferrari (409) - Red Bull (311)

 

BONUS: Des visages à retenir. Voici les nouveaux champions de Formule 2 et Formule 3: Nyck de Vries et Robert Schwartzman. Félicitations à eux.

 

 

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