ITALIE - LECLERC, HÉROS DES TIFOSI

08/09/2019

Pour sa première saison avec Ferrari, Charles Leclerc remporte la deuxième victoire consécutive de sa carrière, devant les Mercedes une nouvelle fois. Les Renault sont à la fête avec avec la 4e place de Daniel Ricciardo et la 5e de Nico Hülkenberg.

 

 

Cela faisait sans doute des années qu’on n’avait pas vu une situation aussi insolite en qualifications au Grand Prix d’Italie ce samedi. Lors de la troisième séance où s’affrontaient dix pilotes pour les premières places de la grille, l’Alfa Romeo de Kimi Räikkönen est sorti de route et a déclenché le drapeau rouge, synonyme d’arrêt de la Q3.

 

Résultat, quand ils ont tous pris part une seconde fois à leur tour de chauffe, les pilotes ont créé un véritable embouteillage et n’ont pas voulu être les premiers à s’élancer. Au terme des dix minutes, seule la McLaren de Carlos Sainz avait franchi la ligne pour un tour chrono, alors que les autres n’avaient plus qu’à regagner les stands.

 

C’est donc en quelque sorte le classement de la Q2 qui a été pris en compte pour la grille du lendemain. Vainqueur en Belgique, Charles Leclerc a inscrit la 4e pole position de sa carrière dans d’étranges circonstances sur le circuit de Monza, suivi par les Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, son coéquipier Sebastian Vettel, les Renault de Daniel Ricciardo et Nico Hülkenberg puis C. Sainz 7e. Max Verstappen, pénalisé après un changement moteur, a rencontré des difficultés en Q1 et ne s’élançait que de la 19e position.

 

 

VETTEL TROP DANGEREUX

 

Au départ, C. Leclerc s’envole sans problème alors que L. Hamilton est dépassé durant quelques instants dans le premier virage par son coéquipier V. Bottas. Même chose pour S. Vettel qui se retrouve derrière la Renault de N. Hülkenberg, mais la Ferrari reprend vite la 4e place. M. Verstappen, en fond de grille, passe déjà au box à la fin du premier tour pour changer son aileron avant.

 

Au 3e tour, Alexander Albon, parti 8e pour sa deuxième pige au volant d’une Red Bull, dépasse C. Sainz mais pense tenir à l’extérieur. Erreur de jugement pour le Thaïlandais qui fait un peu de hors-piste. Puis grosse erreur au 6e tour pour Sebastian Vettel qui part en tête-à-queue et touche la Racing Point de Lance Stroll en repartant dangereusement dans le trafic.

 

Le Canadien n’en fait pas moins et contraint Pierre Gasly a passé dans les graviers. S. Vettel passe au box pour réparer sa monoplace, se retrouve bon dernier, et écope d’un stop and go de 10 secondes. L. Stroll écope lui d’une simple traversée des stands. Les Renault profitent elles des péripéties et se retrouvent 4e et 5e. D’autres pénalités tombent ensuite, notamment à l’encontre de K. Räikkönen et ses pneus du départ, ainsi qu’A. Albon pour avoir court-circuité une chicane.

 

 

HAMILTON CHASSE LECLERC

 

19e tour. L. Hamilton, 2e, à presque 2 secondes du leader C. Leclerc, décide de rentrer au box. Le Monégasque s’y engouffre une boucle plus tard pour calquer la stratégie de Mercedes et rester devant l’Anglais, qui s’est néanmoins rapproché. Bataille entre le champion du monde et la Ferrari qui ne se laisse pas faire au 23e tour et oblige la Flèche d’argent à prendre l’échappatoire du 4e virage. La direction de course décide d’avertir C. Leclerc d’un drapeau noir et blanc, assez rare en Formule 1, pour sa conduite légèrement anti-sportive afin de conserver la tête. Il ne s’agit que d’un avertissement.

 

C. Sainz, alors derrière les Renault, doit abandonner juste après son changement de pneus au 28e tour après que l’un d’entre eux ait été mal fixé. La virtual safety car est déployée quelques instants puis la course reprend normalement sur le Temple de la vitesse. Jusqu’à l’arrêt prématuré également pour la Toro Rosso de Daniil Kvyat, alors 6e, après un problème moteur. L’Alfa Romeo d’Antonio Giovinazzi grimpe alors à la 6e place.

 

« I need more power man ! » L. Hamilton interpelle ses ingénieurs car il ne parvient pas à rattraper C. Leclerc, même avec le DRS. Les Ferrari ont depuis le début du week-end la meilleure vitesse de pointe, mais ce qui n’empêche pas le Monégasque à se faire peur en loupant son freinage au premier virage du 36e tour. La monoplace rouge semble zigzaguer un peu pour bloquer la Mercedes qui ne parvient pas à prendre le meilleur. La direction de course note l’incident, mais ne le punit pas.

 

 

DEUXIEME VICTOIRE DE LECLERC

 

Au 42e tour, le solide L. Hamilton fait une petite erreur de freinage au premier virage et doit prendre l’échappatoire. C’est donc son lieutenant V. Bottas qui prend le relais en 2e position et poursuit la chasse au Monégasque. Pour le reste du top 10, les Renault tiennent leur rang, A. Albon s’accroche à son tour à la 6e place, S. Pérez est 7e alors qu’il est parti 18e, et M. Verstappen est entré dans les points.

 

Alors que C. Leclerc glisse un peu avec ses gommes à trois tours de la fin, L. Hamilton passe au box une dernière fois pour chausser des nouveaux pneus afin de tenter d'obtenir le point du meilleur tour. Mission accomplie pour l'Anglais qui finira 3e.

 

Pour les 90 ans de Ferrari, Charles Leclerc est le héros de toute l'Italie en remportant ce deuxième Grand Prix consécutif. C'est le pilote le plus jeune à réaliser cette performance. La Scuderia n’avait plus gagné sur ses terres depuis 2010 et la victoire de Fernando Alonso. Le rookie passe même devant S. Vettel au classement pilotes, c’est dire sa domination sur l’Allemand… V. Bottas et L. Hamilton grimpent sur le podium, et les Renault réalisent une course parfaite avec Daniel Ricciardo 4e et Nico Hülkenberg 5e.

 

 

Le 15e rendez-vous de la saison, c'est dans deux semaines, à Singapour.

 

CLASSEMENT COURSE : C. Leclerc (Ferrari) - V. Bottas (Mercedes) - L. Hamilton (Mercedes, +1) - D. Ricciardo (Renault) - N. Hülkenberg (Renault) - A. Albon (Red Bull) - S. Pérez (Racing Point) - M. Verstappen (Red Bull) - A. Giovinazzi (Alfa Romeo) - L. Norris (McLaren)

 

CLASSEMENT PILOTES : L. Hamilton (283) - V. Bottas (221) - M. Verstappen (185)

CLASSEMENT CONSTRUCTEURS : Mercedes (504) - Ferrari (351) - Red Bull (266)

 

BONUS: L'accident incroyable d'Alexander Peroni en Formule 3 samedi, qui s'en sort avec quelques fractures aux vertèbres. Miraculeux.

 

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