En Australie, Alonso et Rosberg s'en sont bien sortis

21/03/2016

Un crash terrible. Une victoire de Rosberg. Ce sont les deux faits à retenir de ce Grand Prix d'Australie, sur l'Albert Park, pour la reprise du championnat de Formule 1. L'édition 2016 est une continuité de la saison 2015, dont la suite paraît déjà intéressante après cette première course.

 

Côté qualifications, il est clair et net que le niveau système a montré ses lacunes. Des pilotes qui ne tentent pas davantage, des résultats connus avant la fin du temps réglementaire, plus aucun suspens. Les dirigeants de la F1 envisagent donc le retour de l'ancien système de qualifications dès le prochain Grand Prix, à Bahreïn. C'est une sage décision.

 

D'autant que les qualifications n'ont offert aucune surprise au public australien: les Mercedes devant, suivies des Ferrari, d'un notable Verstappen 5e, et de l'enfant du pays Ricciardo, 8e. Bottas a subi une pénalité, et démarre de la 15e place, contrairement à Massa, qui a établi le 6e chrono.

 

Dimanche, le départ ... sans Haryanto, qui le fait des stands, et sans Kvyat, qui ne se place pas sur la grille. Abandon pour le russe qui ne s'était octroyé que le 18e temps des qualifications.

Nouveau tour de formation donc, et les Ferrari s'envolent ! Vettel devance Räikkönen, Rosberg, et Hamilton s'est perdu en 6e position. Les Mercedes se sont touchées, très légèrement, ce qui explique ce léger retard. Au 3e virage, la Renault de Kevin Magnussen, qui fait son retour en F1, fait des étincelles: il est victime d'une crevaison, et doit donc retourner au stand.

 

Ferrari en tête avec ses deux pilotes, c'est plutôt rare. Derrière, des batailles éclatent: Hamilton reprend la 5e place sur Massa; Wehrlein (Manor) est 13e, alors qu'il a commencé 21e; Ricciardo est, au tour 10, 6e. Puis, certains rentrent au stand pour chausser de nouveaux pneus, chacun optant pour la stratégie prévue. Il est à noter que les communications entre le team et le pilote ont été réduites, ce qui peut expliquer une gestion des pneumatiques et autres composants de la voiture différente de celle convenue avec ses ingénieurs.

 

Au 16e tour, Räikkönen est devant car Vettel est rentré, mais ce dernier récupère la première place. Au 17e tour, le crash de la course survient. Alonso, qui revenait sur Gutiérrez (Haas), percute l'arrière-gauche de la monoplace du Mexicain et s'envole pour terminer dans les graviers après quelques tonneaux. Un choc à plus de 300 km/h qui a surpris les deux pilotes. Assez miraculeusement, Alonso sort rapidement de sa monoplace, littéralement broyée, assez rapidement. Gutiérrez revient vite vers lui et constate que le pilote est indemne. Pour revoir le premier crash de la saison, rendez-vous ici.

 

Drapeau rouge, les voitures attendent dans la voie des stands, et c'est au tour 20 que le Grand Prix est relancé, sans Haryanto qui est rentré au box. Il est suivi par Räikkönen au tour 22, qui était pourtant parmi les leaders. Il a cassé un élément sur sa Ferrari, et de petites flammes ont commencé à surgir de sa monoplace, ceci sans gravité. Au tour 26, Ericsson est pénalisé d'un drive through à cause de ses mécaniciens qui ont touché à la voiture hors du temps autorisé. Il abandonne à 19 tours de la fin.

 

Pour le reste du Grand Prix, on souligne la prestation de Verstappen qui s'est battu derrière son coéquipier Sainz, qu'il n'a pas réussi à dépasser; la remontée en première position de Rosberg qui a profité du drapeau rouge et a pu refaire son retard; de même pour Hamilton qui termine deuxième la course, après avoir été menacé vers la fin par la remontée de Vettel; la 6e place de Romain Grosjean avec sa Haas, dont la première participation va sûrement intéresser les Américains fans de sport automobile.

 

L'ordre d'arrivée est donc le suivant: Rosberg - Hamilton - Vettel - Ricciardo - Grosjean - Hülkenberg - Bottas - Sainz - Verstappen. Les Renault sont juste derrière, avec Palmer et Magnussen, qui fait un retour prometteur, profitant tout de même des 6 abandons.

 

Dans deux semaines nous retrouvons les 22 pilotes au Moyen-Orient. Bahreïn accueillera la F1 sur le circuit de Sakhir.

 

MOMENT FORT: le crash Alonso/Gutiérrez

 

TOP/FLOP: Grosjean/Räikkönen

 

HISTOIRE: le crash de Villeneuve et R. Schumacher en 2001, au même endroit, qui avait causé le décès malheureux d'un commissaire de piste.

 

 Crédits photo: fr.motorsport.com

 

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